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Devis et chiffrage 4 min de lecture

Relancer un devis resté sans réponse

Un devis sans réponse n'est pas un devis refusé. C'est un devis en attente, et la différence vaut cher : environ un tiers des propositions qu'une agence classe en « perdues » se signent après une relance. Pas après trois, pas après un appel insistant. Après une, envoyée au bon moment, avec le bon texte.

Voici trois modèles et le calendrier qui va avec. Pour la rédaction du devis lui-même, notre page sur le devis d'agence de communication couvre la structure et les mentions obligatoires.

Quand relancer un devis

Le silence d'un prospect a une durée de vie. Passé trois semaines, votre proposition n'est plus sur son bureau, elle est dans un dossier.

  • J+3 : accusé de bonne réception. Ce n'est pas une relance, c'est une vérification. Un devis sur dix n'arrive jamais.
  • J+8 : première relance. Le prospect a eu le temps de lire et de ne pas décider.
  • J+18 : deuxième relance, avec un élément nouveau.
  • J+30 : clôture. On demande une réponse franche, et on accepte le non.

Quatre contacts en un mois, puis on arrête. Au-delà, on ne relance plus un devis : on harcèle quelqu'un qui a déjà répondu par son silence.

Modèle 1 : la première relance, à huit jours

Objet : Notre proposition du 4 septembre

Bonjour [Prénom],

Je reviens vers vous au sujet de la proposition envoyée le 4 septembre pour la refonte de votre site.

Avez-vous eu le temps de la parcourir ? Si un point mérite d'être précisé ou ajusté, je peux vous rappeler cette semaine : quinze minutes suffisent généralement à lever ce qui bloque.

Bien à vous,

Ce qui fait fonctionner ce message : il ne redemande pas de décision, il propose une conversation. « Avez-vous eu le temps de la parcourir » est une question à laquelle on peut répondre non sans se justifier, et c'est précisément pour cela qu'on y répond.

Modèle 2 : la deuxième relance, avec un élément nouveau

Relancer deux fois avec le même message, c'est demander deux fois la même chose. La deuxième relance doit apporter quelque chose.

Objet : Un point sur le calendrier de votre projet

Bonjour [Prénom],

Un élément qui peut compter dans votre décision : notre planning se remplit pour novembre. Un démarrage avant le 15 octobre garantit une livraison avant les fêtes ; au-delà, nous basculerions sur janvier.

Si le projet n'est plus d'actualité, dites-le-moi simplement, je clôturerai le dossier de mon côté.

Bien à vous,

Deux mécaniques ici. Le calendrier donne une raison de décider maintenant, et elle est vraie — ne l'inventez pas, un prospect vérifie. Et la porte de sortie offerte en fin de message obtient souvent une réponse, parce qu'elle est plus facile à donner qu'un oui.

Modèle 3 : la clôture, à trente jours

Objet : Je clôture le dossier ?

Bonjour [Prénom],

Sans retour de votre part, je vais classer cette proposition pour ne pas encombrer votre boîte.

Si le sujet revient dans quelques mois, écrivez-moi : je reprendrai le devis avec les tarifs de l'année.

Bien à vous,

C'est le message qui obtient le meilleur taux de réponse des trois, et de loin. Il ne demande rien, il annonce une fin. Beaucoup de prospects répondent à ce moment-là précisément parce qu'ils n'ont plus rien à négocier.

Ce qui ne fonctionne pas

La remise spontanée

« Je peux faire un effort sur le prix » en deuxième relance apprend au client que votre premier prix n'était pas le bon. Vous ne signez pas plus, vous signez moins cher, et vous inaugurez une relation où chaque devis sera négocié.

Le message qui s'excuse

« Désolé de vous déranger encore », « je me permets d'insister » : ces formules disent que vous savez être importun, donc que vous l'êtes. Une relance professionnelle n'a pas à s'excuser d'exister.

La relance sans date

« N'hésitez pas à revenir vers moi » ne donne aucune raison de le faire maintenant. Une relance efficace porte toujours une date : la vôtre, celle du planning, ou celle de la validité du devis.

Savoir si le devis a été ouvert

Il y a une différence considérable entre un prospect qui n'a jamais ouvert votre proposition et un prospect qui l'a consultée trois fois. Le premier a un problème de réception ou de priorité ; le second hésite sur un point précis, et c'est celui-là qu'il faut appeler.

Un devis envoyé en pièce jointe ne dit rien. Un devis envoyé par lien vous dit quand il a été ouvert, et combien de fois. Dans Klevor, cette information remonte sur la fiche du prospect : vous relancez ceux qui lisent, et vous renvoyez le lien à ceux qui n'ont rien reçu.

Combien de temps garder un devis en vie

Trente jours de validité écrits sur le devis, quarante-cinq jours de suivi commercial, puis clôture. Un dossier qui traîne six mois dans un pipeline n'informe plus sur rien : il gonfle les chiffres et masque le vrai volume d'affaires en cours.

Clôturer n'est pas abandonner. Un devis classé « sans suite » se reprend en dix minutes quand le sujet revient, à condition d'avoir noté pourquoi il n'a pas abouti.

Ce qu'il faut retenir

  • Quatre contacts en un mois, puis on arrête.
  • La première relance propose une conversation, pas une décision.
  • La deuxième apporte un élément nouveau et vrai.
  • La clôture obtient le meilleur taux de réponse : elle ne demande rien.
  • Ne baissez jamais le prix en relance.
  • Savoir si le devis a été ouvert change qui vous appelez en priorité.

Relancer au bon moment suppose de savoir quels devis dorment et depuis quand. Klevor range vos propositions par âge, vous dit lesquelles ont été consultées, et transforme celles qui sont signées en facture d'un geste. Essayer Klevor quatorze jours et voyez combien de devis oubliés reviennent à la surface.