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Facturation et trésorerie 4 min de lecture

Échéancier de paiement : modèle et découpages qui tiennent

Un échéancier bien construit fait deux choses en même temps : il rend un budget acceptable pour le client, et il évite à l'agence d'avancer trois mois de salaires. Mal construit, il fait l'inverse — il rassure le client et il assèche votre trésorerie. La différence tient à un principe simple : chaque échéance doit être adossée à un événement vérifiable, pas à une date arbitraire.

Voici les découpages qui fonctionnent, un modèle à copier, et ce qu'il faut écrire pour se protéger. Notre page sur la facturation en agence de communication traite du reste de la chaîne.

Le principe : adosser, ne pas dater

Un échéancier calé sur des dates — 30 septembre, 31 octobre, 30 novembre — tombe à la première dérive. Le client dira, avec raison, qu'il ne va pas payer l'échéance de fin octobre pour un travail qui n'a pas avancé parce qu'il n'avait pas fourni ses contenus.

Un échéancier calé sur des jalons — à la commande, à la validation des maquettes, à la mise en ligne — ne pose jamais ce problème. Chaque paiement suit un livrable accepté, et le retard du client décale son propre paiement sans discussion.

Trois découpages qui fonctionnent

Le 50 / 50, pour un projet court

Cinquante pour cent à la commande, le solde à la livraison. Simple, lisible, adapté à tout projet de moins de deux mois ou de moins de 8 000 €.

C'est le découpage par défaut, et le seul qu'un client refuse rarement.

Le 30 / 40 / 30, pour un projet de trois mois

  • 30 % à la commande, dès la signature du devis.
  • 40 % à la validation de l'étape structurante — la maquette, la plateforme de marque, l'architecture.
  • 30 % à la recette.

L'acompte de 30 % couvre le démarrage. Le deuxième versement tombe à mi-parcours, au moment où vous avez consommé le plus de charge. Le solde reste assez faible pour ne pas mettre l'agence en danger s'il traîne.

Le mensuel lissé, pour un accompagnement

Sur une prestation récurrente, on ne découpe pas : on facture le même montant chaque mois, à date fixe, par prélèvement. C'est le mode le plus confortable pour les deux parties, et celui qui donne à une agence de la visibilité.

Une règle : la première mensualité se règle avant le début de la prestation, pas après le premier mois travaillé.

Un modèle d'échéancier

Échéancier de paiement — devis n° 2026-0087, 12 000 € HT / 14 400 € TTC

  • Échéance 1 — 4 320 € TTC (30 %)

    Fait générateur : signature du devis.

    Facturé à la signature, payable à 30 jours.

  • Échéance 2 — 5 760 € TTC (40 %)

    Fait générateur : validation écrite de la maquette de la page d'accueil.

    Facturé dans les cinq jours suivant la validation, payable à 30 jours.

  • Échéance 3 — 4 320 € TTC (30 %)

    Fait générateur : procès verbal de recette, avec ou sans réserves.

    Facturé dans les cinq jours suivant la recette, payable à 30 jours.

Clause de dérive : si un fait générateur n'intervient pas dans les soixante jours suivant sa date prévisionnelle pour une cause imputable au client, l'échéance correspondante devient exigible à cette date.

Cette dernière clause est celle qui manque partout, et c'est celle qui sauve la trésorerie. Sans elle, un client qui ne valide pas sa maquette pendant quatre mois vous fait porter 40 % du budget pendant quatre mois.

Les trois erreurs de découpage

L'acompte trop faible

En dessous de 30 %, l'acompte ne couvre pas le démarrage et ne filtre plus rien. Un client qui refuse de verser 30 % à la commande est un client qui n'a pas de budget arbitré, et c'est une information utile avant de commencer.

Le solde trop lourd

Un solde à 50 % de la commande fait porter à l'agence la moitié du projet jusqu'à la fin. Sur un dossier de 20 000 €, c'est 10 000 € de trésorerie immobilisés pendant trois mois, plus les trente jours de règlement.

Trop d'échéances

Cinq ou six échéances sur un projet de trois mois multiplient les factures, les relances et les points de friction. Trois suffisent presque toujours.

Ce qu'il faut écrire au devis

L'échéancier figure au devis, pas dans un document séparé. Trois lignes suffisent, à condition qu'elles y soient :

  • Le découpage, avec les faits générateurs.
  • Le délai de règlement — trente jours, ou trente jours fin de mois.
  • Le taux des pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 €.

Sans la troisième ligne, vous ne pouvez pas réclamer de pénalités si une échéance traîne. Voir nos articles sur les mentions obligatoires du devis et sur la relance d'une facture impayée.

Suivre un échéancier

Un échéancier n'est pas un document, c'est un calendrier de facturation. Le suivre suppose de savoir, à tout moment : quelles échéances sont facturées, lesquelles sont réglées, laquelle attend un fait générateur qui n'est pas survenu.

Sur trois dossiers, un tableur y suffit. Sur douze, il ne suffit plus : c'est là qu'une échéance se facture deux fois, ou pas du tout. Klevor attache les échéances au devis, déclenche la facture quand le jalon est atteint, et signale celles qui attendent depuis trop longtemps.

Ce qu'il faut retenir

  • Adossez chaque échéance à un fait générateur vérifiable, jamais à une date seule.
  • 50 / 50 pour un projet court, 30 / 40 / 30 pour trois mois, mensuel lissé pour un accompagnement.
  • Jamais moins de 30 % d'acompte.
  • Trois échéances suffisent presque toujours.
  • Ajoutez une clause de dérive à soixante jours : c'est elle qui protège votre trésorerie.

Un échéancier ne vaut que s'il se déclenche. Klevor relie vos échéances aux jalons du projet, sort la facture au bon moment et vous dit ce qui attend un règlement depuis trop longtemps. Essayer Klevor quatorze jours et arrêtez d'avancer la trésorerie de vos clients.