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Klevor
Trello a un mérite que peu d'outils partagent : on l'adopte sans formation. Une équipe de six personnes s'y met en une heure, ce qui vaut mieux qu'un outil complet que personne n'ouvre. La question n'est donc pas de savoir s'il est bon, mais jusqu'où il porte une agence.
Voici la structure qui fonctionne, les quatre limites qu'on rencontre, et le signal qui indique qu'il est temps de passer à autre chose. Notre page sur la gestion de projet en agence traite du process indépendamment de l'outil.
C'est le choix le plus important, et le plus souvent mal fait. Un tableau par projet multiplie les espaces et disperse l'historique. Un client dure plusieurs années et plusieurs dossiers : c'est la bonne unité.
« À faire, en cours, terminé » ne dit rien d'utile. Les colonnes doivent refléter votre production :
La colonne « en attente client » est celle qui change tout. Elle sépare ce qui est bloqué chez vous de ce qui est bloqué chez eux, et elle rend visible, d'un coup d'œil, le vrai motif d'un retard.
Une carte « maquette page d'accueil » avec une liste de contrôle interne vaut mieux que huit cartes de sous-tâches. Le tableau reste lisible, et il parle le même langage que le devis.
Une carte sans date n'apparaît nulle part et n'existe pas. C'est la discipline minimale, et la seule qui compte vraiment.
C'est la limite de fond. Un tableau contient des commentaires internes, des estimations, des remarques. L'ouvrir au client suppose de surveiller tout ce qu'on y écrit, ce que personne ne fait durablement.
Résultat : le client reste dehors, et il continue de demander par courriel. Un espace client résout ce point en séparant les deux plans.
Trello ignore combien vous avez vendu. Vous verrez que six cartes sur dix sont validées, jamais que le dossier a consommé quatorze jours pour dix vendus. Les extensions de suivi du temps existent, mais elles ne rejoignent pas un montant vendu.
Un tableau montre un client. Il ne montre pas la charge de l'équipe la semaine prochaine, ni les échéances de tous les dossiers, ni qui est disponible. Sur quinze tableaux, cette vision manque exactement au moment où l'on en a besoin.
Au bout d'un an, les tableaux ne se ressemblent plus : chacun a créé ses colonnes, ses étiquettes, ses conventions. Ce n'est pas un défaut de l'outil, c'est le prix de sa souplesse, et cela impose une remise en ordre annuelle.
Trois seulement, et il vaut mieux s'y tenir.
Chaque extension supplémentaire ajoute une couche que personne ne maintiendra. Un Trello chargé de dix modules coûte le prix d'un vrai outil sans en avoir la cohérence.
La souplesse de l'outil est sa qualité et son risque. Quatre conventions, écrites sur une carte épinglée en tête de tableau, suffisent à tenir plusieurs années.
Ces quatre lignes prennent dix minutes à écrire et évitent la remise à plat annuelle qui décourage tout le monde.
Un seul, et il se produit devant témoin : un client vous demande où en est son dossier, et vous devez ouvrir trois outils pour lui répondre. Le tableau pour l'avancement, le tableur pour le budget, la boîte mail pour la dernière validation.
Deux autres signaux, plus discrets. Vous ne savez pas dire quels dossiers sont rentables sans une demi-heure de calcul. Et vous passez plus d'une heure par semaine à recopier des informations d'un outil vers un autre, ce qui représente six jours par an.
Si vous quittez Trello, faites-le en fin de trimestre et n'emportez pas l'historique. Reprenez les dossiers actifs, les échéances à venir et les clients en cours : le reste s'exporte et s'archive.
Gardez la structure de colonnes qui fonctionnait. Un outil plus complet ne doit pas vous faire perdre ce que vous aviez trouvé de juste, à commencer par la colonne « en attente client ».
Klevor garde ce que Trello a de bon, l'avancement lisible en colonnes, et y ajoute ce qui lui manque : le devis, le temps passé, la facture et un espace où le client trouve ses réponses seul. Essayer Klevor quatorze jours sur un client, en parallèle de votre tableau actuel.