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Transcrire une heure de réunion prend aujourd'hui deux minutes et ne coûte souvent rien. La transcription n'est pourtant pas un compte rendu : elle contient tout, y compris ce qui n'a pas été décidé, et c'est précisément le problème que le compte rendu existait pour résoudre.
Voici ce que ces outils font bien, les quatre pièges à connaître, et la méthode qui donne un résultat utilisable. Notre page sur la relation client en agence traite du rythme des échanges.
C'est la limite de fond. « On pourrait passer à deux articles par mois » et « on passe à deux articles par mois » se ressemblent dans une transcription, et la synthèse tranche parfois du mauvais côté.
Un compte rendu qui affirme une décision qui n'a pas été prise crée un litige. C'est la relecture humaine qui l'évite, et elle n'est pas facultative.
Une remarque interne dite pendant que le client était en train de se reconnecter, une plaisanterie, une estimation de charge : tout est capté, et une synthèse envoyée sans relecture emporte tout cela avec elle.
Un montant mal entendu, une date approximative, un nom propre reconstitué. Ce sont exactement les éléments qu'on ne vérifie pas en relisant vite, et ceux qui coûtent le plus cher.
La règle : tout chiffre, toute date et tout nom propre se vérifient à la main, systématiquement.
Elle ignore que le sujet évoqué en trois mots par le client est le point le plus important de la réunion, parce qu'il fait suite à un incident d'il y a six mois. La hiérarchie de l'information reste un travail humain.
Enregistrer une réunion, c'est traiter des données personnelles. Trois obligations concrètes, avant d'appuyer sur le bouton.
Ce dernier point mérite un contrôle sérieux quand la réunion porte sur des sujets confidentiels : certains outils gratuits conservent les enregistrements hors de l'Union européenne, et certains les utilisent pour entraîner leurs modèles. Cela figure dans les conditions d'utilisation, et cela se lit avant, pas après.
Le récapitulatif de fin de réunion est le geste le plus rentable des cinq. Il prend deux minutes, il améliore la synthèse automatique, et il vaut confirmation orale devant les participants.
Tout ce qui précède vaut pour une réunion interne. Face à un client, deux précautions s'ajoutent.
Demandez avant, pas au début. Un client à qui l'on annonce l'enregistrement au moment de démarrer se sent mis devant le fait accompli. La question se pose dans l'invitation, ce qui laisse le temps de dire non sans gêne.
N'envoyez jamais la transcription. Elle contient les hésitations, les phrases mal formulées et les propos que personne n'assumerait à l'écrit. Ce qui part chez le client est un compte rendu structuré, relu, avec sa clause d'acceptation : rien d'autre.
Certains clients refuseront, notamment dans les secteurs réglementés, et ce refus doit être sans conséquence. Le compte rendu s'écrit alors comme avant, en vingt minutes, ce qui reste parfaitement faisable.
Ce que ça change : le temps de rédaction, réellement divisé par trois ou quatre. Et le nombre de comptes rendus effectivement écrits, ce qui est le vrai bénéfice.
Ce que ça ne change pas : le travail de tri. Décider ce qui mérite d'être écrit suppose de savoir ce qui compte dans ce dossier, pour ce client, à ce moment. Aucun outil ne le sait à votre place.
Klevor garde vos comptes rendus, quelle que soit la manière dont vous les écrivez, à côté du dossier auquel ils appartiennent. Le client les retrouve seul, dans l'ordre, avec les décisions qui vont avec. Essayer Klevor quatorze jours.