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Klevor
Un logiciel de facturation gratuit fait très bien le travail d'une structure qui émet dix factures par mois. Le problème n'est pas la gratuité : c'est que la facturation est le seul domaine de la gestion où un outil peut être à la fois pratique et non conforme, sans que rien ne le signale.
Voici ce que la réglementation impose à l'outil lui-même, où les offres gratuites s'arrêtent, et les critères qui comptent pour une agence. Notre page sur la facturation en agence de communication traite du reste du sujet.
Un logiciel utilisé pour enregistrer des règlements doit satisfaire à quatre conditions : inaltérabilité, sécurisation, conservation et archivage. Autrement dit, une facture émise ne doit plus pouvoir être modifiée ni supprimée sans trace.
C'est la raison pour laquelle un tableur ne convient pas, quelle que soit la qualité de la mise en page : on peut y changer un montant sans que rien n'en garde la mémoire.
Deux points pratiques en découlent.
Un éditeur sérieux fournit une attestation de conformité. Demandez-la avant de vous installer dans un outil, pas pendant un contrôle.
La réforme ajoute une exigence que les offres gratuites ne couvrent pas toutes : produire un format structuré, Factur-X, UBL ou CII, et se raccorder à une plateforme agréée.
Un PDF ordinaire, même impeccable, ne suffira plus entre professionnels. Avant de choisir un outil, posez une seule question à l'éditeur : à quelle date produira-t-il du Factur-X, et via quelle plateforme. Une réponse vague est une réponse.
La plupart plafonnent, souvent autour de quelques dizaines de documents par an. Une agence qui facture douze clients par mois sort du plafond dès le premier trimestre.
Un seul, presque toujours. Dès qu'un deuxième associé doit émettre une facture ou consulter les encaissements, on passe à l'offre payante.
C'est la fonction la plus rentable d'un outil de facturation, et c'est presque toujours celle qui est réservée aux formules payantes. Relancer à la main revient à ne pas relancer.
Sans lui, il faut pointer les encaissements manuellement, et personne ne le fait chaque semaine. Résultat : on relance des clients qui ont payé, ce qui coûte plus cher qu'un abonnement.
Une agence n'a pas les mêmes besoins qu'un commerce. Les critères, dans l'ordre :
Le prix arrive après. Une agence qui récupère une demi-journée par mois rentabilise un abonnement dès le premier mois.
Trois situations, et il n'y a aucune raison de payer dans ces cas.
Dès que l'une de ces trois conditions tombe, le coût caché de la gratuité dépasse le prix d'un abonnement. Il se mesure en heures de saisie et en factures qu'on a oublié d'émettre.
C'est la crainte qui retient le plus longtemps dans un outil devenu trop étroit. Elle est légitime, et elle se règle en quatre points.
La durée légale de conservation d'une facture est de dix ans. Votre archive doit donc survivre à l'outil qui l'a produite : c'est une raison de plus pour vérifier l'export avant de s'engager.
Le piège le plus courant n'est pas la gratuité, c'est la séparation. Un logiciel de facturation qui ne connaît ni vos devis, ni vos projets, ni le temps passé oblige à ressaisir trois fois la même information.
Une agence de six personnes y consacre facilement une demi-journée par mois, et ce n'est pas le pire : le pire, c'est la facture qu'on n'émet jamais parce que le jalon est passé sans que personne ne le voie. Un outil qui relie le devis, la production et la facture règle ce point en supprimant la ressaisie.
Klevor relie le devis accepté, les jalons du projet et les factures qui en découlent, avec relances programmées et suivi des encaissements par dossier. Essayer Klevor quatorze jours et comparez avec ce que vous faites aujourd'hui.