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La mention « bon pour accord » n'a rien de magique. Ce n'est pas elle qui engage : c'est le consentement qu'elle exprime. Elle a pourtant une utilité réelle, et elle prend toute sa valeur quand on comprend ce qu'elle prouve et ce qu'elle ne prouve pas.
Voici sa portée exacte, les formes de signature et leur solidité respective, et ce qui compte le jour d'un désaccord. Notre page sur la validation des livrables client traite du process en amont.
Non, et c'est la première chose à savoir. Aucun texte n'impose la formule « bon pour accord » sur un devis. Un contrat se forme par la rencontre d'une offre et d'une acceptation, quelle que soit la forme de cette acceptation.
Un devis accepté par courriel, par un ordre de service ou par le commencement d'exécution est un devis accepté. Un client qui verse l'acompte prévu accepte le devis, même sans avoir rien signé.
Alors pourquoi l'écrire ? Parce qu'elle règle une question de preuve. En litige, la difficulté n'est presque jamais de savoir si un accord a existé : elle est de savoir sur quoi il portait, et à quelle date.
Ce qu'elle n'apporte pas : aucune valeur ajoutée juridique en elle-même. Un devis signé sans la formule engage exactement autant.
La plus répandue et la plus fragile. Une image de signature peut être copiée depuis n'importe quel autre document. En cas de contestation, elle ne prouve rien par elle-même : il faudra d'autres éléments, le courriel d'envoi, l'historique des échanges, le début d'exécution.
Un peu mieux, parce que le geste est réel. Mais rien ne date l'acte : le scan peut avoir été fait n'importe quand, et la date écrite à la main n'est qu'une mention parmi d'autres.
Un clic sur un lien, une adresse de courriel identifiée, un horodatage et un dossier de preuve conservé par le prestataire de service. C'est le niveau qu'utilisent la plupart des outils de devis, et il suffit très largement pour une prestation de service courante.
Elle suppose une vérification d'identité, par pièce justificative ou en face à face. Réservée aux engagements importants : cession de fonds, contrat immobilier, marchés significatifs. Pour un devis d'agence, c'est disproportionné.
La question la plus négligée, et celle qui fait échouer les dossiers.
Seule une personne ayant qualité pour engager la société le peut : le gérant, le président, ou un salarié disposant d'une délégation. Un chef de projet marketing qui signe un devis de 40 000 euros peut ne pas engager son employeur.
Deux précautions simples, à prendre au lancement et non au litige :
Un accord se démontre par un faisceau, rarement par une pièce unique. Ce qui compte, dans l'ordre :
Un devis signé de manière fragile mais suivi d'un acompte et de trois mois d'échanges est solide. Un devis parfaitement signé mais jamais exécuté ni évoqué l'est moins qu'on ne le croit.
Trois situations reviennent, et elles se règlent toutes en amont.
La précaution qui règle les trois : nommer au démarrage la personne habilitée à valider, et l'écrire au compte rendu de lancement. Cela prend une ligne, et cela évite la discussion la plus désagréable qui soit, celle où l'on découvre en fin de projet que personne n'avait le pouvoir de dire oui.
Une phrase placée juste au-dessus du bloc de signature fait plus que la mention elle-même :
La signature du présent devis vaut acceptation sans réserve des prestations, du prix et des conditions qui y figurent, et commande ferme. Elle emporte acceptation des conditions générales annexées.
Elle transforme un paraphe en engagement explicite sur un contenu nommé. C'est elle, et non les trois mots manuscrits, qui rend le document difficile à contester.
Klevor fait signer vos devis en ligne, horodate l'acceptation, garde le nom et l'adresse du signataire et rattache le tout au dossier. Essayer Klevor quatorze jours et cessez de courir après des PDF scannés.