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Un accord donné par courriel engage. Il n'a rien d'une validation au rabais : un échange écrit dont on identifie l'auteur et qui exprime un consentement clair vaut acceptation. Ce qui pose problème, ce n'est pas le canal, c'est la formule employée.
Voici les messages à envoyer, ce qui fait preuve, et les cas où le courriel ne suffit plus. Notre page sur la validation des livrables client traite du process complet.
Trois conditions, et elles se vérifient en relisant le fil.
Une quatrième condition, souvent oubliée : l'auteur doit avoir qualité pour engager la société. L'accord du stagiaire en communication ne vaut pas celui du gérant, et cela se vérifie une fois, au lancement.
C'est celui qui compte le plus, parce qu'il détermine ce que le client aura à répondre.
Objet : validation attendue — maquette page d'accueil, version 3
Bonjour Antoine,
Vous trouverez en pièce jointe la version 3 de la maquette de la page d'accueil, qui intègre les retours du 4 juin.
Merci de nous répondre par « bon pour accord » si elle vous convient, ou de nous transmettre vos observations, avant le mardi 11 juin.
Cette validation ouvre la phase d'intégration. Les modifications demandées au-delà de cette étape feront l'objet d'un chiffrage complémentaire, conformément au devis n° 2026-0142.
Sans retour de votre part au 11 juin, nous considérerons la maquette comme validée et engagerons l'intégration.
Quatre éléments font le travail : la version nommée, la formule attendue, la date limite, et la conséquence du silence.
Elle tient en une ligne, et c'est très bien.
Bon pour accord sur la version 3 de la maquette de la page d'accueil. Antoine Verrier, gérant.
Si le client répond simplement « c'est parfait, on y va », n'insistez pas : cela suffit, dès lors que son message cite ou reprend le vôtre. Ce qui manque alors, c'est la trace de ce à quoi il a répondu, et c'est votre message qui la fournit.
Le plus fréquent, et le plus mal traité. Le client répond « c'est bon, juste deux petites choses ». Ce n'est ni un accord, ni un refus, et laisser le flou ouvert coûte cher.
La réponse à faire, le jour même :
Merci Antoine. Je note deux ajustements : le logo agrandi et le bandeau remonté. Nous les intégrons et je vous renvoie une version 4 mercredi pour validation finale. L'intégration démarrera à ce moment-là.
Vous refermez la boucle, vous nommez ce qui reste à faire, et vous replacez le point de validation à une date. Sans ce message, l'agence commence l'intégration sur une maquette non validée, et découvre en juillet qu'un troisième point n'avait pas été dit.
Trois situations appellent une signature en bonne et due forme.
Entre ces trois moments, le courriel convient parfaitement, et il a un avantage : il est rapide. Un process de validation trop lourd n'est pas suivi, et une validation qui n'a pas lieu vaut moins qu'un courriel imparfait.
Un accord par courriel n'a de valeur que si on le retrouve. Or il vit dans une boîte, chez une personne, et cette personne peut partir.
Le réflexe qui coûte le moins : déposer chaque validation à côté du livrable qu'elle concerne, dans un espace partagé. C'est ce que fait l'espace client de Klevor : la version, la date, l'auteur de l'accord et le fichier restent ensemble, et se retrouvent en six secondes plutôt qu'en six recherches.
Klevor attache chaque validation au livrable concerné, avec sa version, sa date et son auteur. Le jour où quelqu'un demande qui a validé quoi, la réponse tient en un clic. Essayer Klevor quatorze jours.